Fières,
Elles suivent le chemin qui leur a été tracé,
Sans jamais en dévier,
Le plus long d’Europe, en effet.

De fin avril à septembre, elles sont là, si majestueuses,
Lorsqu’elles viennent juste d’être toutes installées,
Même par des journées orageuses.
Le chemin désert et toutes fermées,
Elles se dressent et forment l’emblème de notre belle cité.

Posées sur le produit de la mer le plus inédit,
C’est grâce à sa forte teneur en silice qu’il est exploité ici,
Le galet bleu de Cayeux.

 

Aucune n’est identique,
Bien que deux catégories en fassent leur caractéristique
Elles font l’objet de bien des questions,
Et attendent face à l’horizon, leur éveil,
Pour qu’à l’aube d’une nouvelle saison,
Elles animent le cœur de notre station,
Et que tout s’émerveille.

Leurs planches, j’aimais les parcourir avec toi,
Regarder, tout comme elles, la mer,
Qui ne cesse d’être en mouvement,
Et qui pourtant, procure bien des tourments.

Observer au loin les pêcheurs de crevettes,
D’avril à novembre, c’est au Printemps et à l’Automne qu’elles font recette,
Et si la récolte est bonne,  pour tous ce sera un repas de fête.

Les admirer, Les compter, S’amuser à lire leur nom,
Et leur chemin nous paraît moins long.

Main dans la main, Nous étions si bien,
Mais pas à l’abri des regards incertains.

Elles en auront vu des familles, des couples heureux,
Qu‘elles l’auraient pu le baptiser ‘’Le chemin des amoureux’’,
Ou pour quelques heures ‘’la promenade des gens heureux’’.

S’évader, S’accorder un moment de liberté.
Elles en auraient tant à raconter, si elles le pouvaient.
Ces grandes Dames, au regard sévère,
Lorsque tout est désert.

Et qui prennent un air attendri,
Lorsqu’y jouent les tout-petits.
Avec elles, aucune inquiétude,
Chaque secret, chaque amour ou baiser volé,
Ne sera répété, Lorsqu’à la nuit tombée,
Les amants y viennent s’enlacer,
Leur secret sera pour l’éternité bien gardé.

Seulement, l’été est bientôt terminé,
Et elles vont bien vite être démontées,
Avant qu’une tempête,
Ne vienne troubler leur fête.

Les volets et les portes se referment,
Mais elles gardent au fond de leur cœur,
La chaleur de toutes ces personnes qu’elles ont vues.
Quelle chance elles ont,
Que sans bouger de place en aucune façon,
Tant de monde viennent leur rendre visite,
Juste le temps d’une saison.

Tristes, seront ceux, qui après cet été,
Se seront déplacés,
Juste pour les admirer,
Car elles seront rangées.

Elles vont s’en aller,
Pouvoir se reposer,
Tout ce temps dit ‘’hors saison’’,
Elles qui font le charme de notre station,
Et dont, pas une seule fois, je n’ai cité le nom.

Après ces mois passés,
Où certaines auront été fracturées,
Abîmées ou même brûlées,
Et nous reviendront plus fraîches et plus pimpantes,
Au printemps de l’année suivante.

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