À quelques kilomètres d’Abbeville, Bellancourt s’installe sur le plateau du Ponthieu, au cœur d’un paysage largement agricole. Mais derrière les grandes cultures se cache un paysage plus intime : celui des haies, des jardins, des vergers et des pâtures qui entouraient autrefois le village. À Bellancourt, ces traces d’un ancien paysage de courtils sont encore visibles et donnent au village cette impression de verdure qui lui a valu d’être décrit comme un « village-bosquet ».


Un village courtil à découvrir

Le paysage est l’une des particularités de Bellancourt. Les grandes cultures occupent aujourd’hui une large partie du plateau, mais les haies, prairies, jardins et petits bois qui entourent encore le village rappellent l’organisation ancienne du territoire.
Les courtils formaient autrefois une transition entre les habitations et les grandes terres cultivées. Ils accueillaient notamment des pâtures et des vergers, tout en protégeant les cultures et les animaux.
Aujourd’hui, ces paysages sont devenus plus rares, mais quelques fragments subsistent autour de Bellancourt. Ils donnent au village cette ambiance verdoyante et permettent de comprendre comment les habitants ont longtemps organisé leur environnement.

Les villages-courtils sont des villages de plateau entourés d’une ceinture végétale. Ce motif paysager, autrefois répandu dans la Somme, est aujourd’hui en grande partie disparu, mais reste bien préservé en Picardie maritime.

Les Atlas paysagers et patrimoniaux des communes de Picardie Maritime ont pour objectif de sensibiliser les habitants à la richesse de leur paysage et de leur patrimoine pour que chacun ait les clés pour les préserver.

Eglise Saint-Martin

Au centre de Bellancourt, l’église Saint-Martin constitue l’un des principaux repères du village. Ses parties les plus anciennes remontent aux XIVe et XVIe siècles et l’édifice a été remanié au fil du temps. Ses baies gothiques témoignent notamment de son histoire ancienne. À l’intérieur, plusieurs éléments méritent l’attention, parmi lesquels une Vierge de Pitié en bois polychrome du XVIe siècle, classée au titre des Monuments historiques depuis 1915. Au-dessus du portail, une statue de saint Christophe rappelle également une tradition iconographique très présente dans les églises de la région.


Monflières et sa chapelle

Bellancourt possède une autre identité, à quelques minutes du bourg : Monflières.
Le hameau a conservé une organisation particulière, avec sa chapelle, sa place et les traces
de son ancien paysage rural. Dès le Moyen Âge, Monflières dépendait déjà de Bellancourt.

La chapelle Notre-Dame de Monflières

Construite au XIIe siècle puis agrandie à plusieurs reprises, la chapelle actuelle présente
notamment une façade néogothique avec son vaste pignon à redents. À l’intérieur, la statue en bois de la Vierge et de l’Enfant occupe une niche derrière l’autel, entourée de nombreux ex-voto qui témoignent de la dévotion des pèlerins au fil des générations. Le lieu est toujours associé à des rendez-vous religieux, notamment autour du 15 août, lors de la procession de l’Assomption. Et c’est là que l’histoire de Monflières rejoint celle d’une grande figure de la cour de France.
En 1778, Marie-Antoinette offre à la Vierge une robe en drap d’or, en remerciement de la
naissance de sa fille aînée. La robe aurait été réalisée par Rose Bertin, célèbre marchande de
modes originaire d’Abbeville. Cette pièce précieuse est encore conservée à la chapelle et exposée exceptionnellement à certaines occasions.

La chapelle est aujourd’hui inscrite au titre des Monuments historiques.

2 impasse de la Chapelle 80132 BELLANCOURT

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Une histoire de Vierge, de chevaux… et de Marie-Antoinette
Selon la tradition, au XIIe siècle, un berger aurait découvert une statue de la Vierge dans le creux d’un orme situé à la limite des territoires de Bellancourt et de Vauchelles.
Les habitants des deux villages souhaitaient naturellement conserver cette statue. Pour les départager, une expérience assez surprenante aurait été tentée : la statue fut placée sur un char attelé de quatre chevaux du côté de Vauchelles et d’un seul cheval appartenant à Bellancourt.
Malgré ce déséquilibre apparent, le char se dirigea vers Bellancourt. La commune serait ainsi devenue la gardienne de la statue… et cette histoire explique la présence d’un cheval sur le blason de Bellancourt.
La chapelle fut construite à l’endroit supposé de la découverte et devint progressivement un important lieu de pèlerinage.

A pied, à vélo

Sillonnez les chemins à partir de Bellancourt

Bellancourt fait partie du Pays d’art et d’histoire Ponthieu–baie de Somme. Partez à la découverte du patrimoine des villages du territoire : une ancienne ferme, une maison en brique ou en silex, un mur, une grange, une ancienne école…

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Découvrir les communes : jeux, observations et défis pour regarder le patrimoine et les paysages autrement.


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